Yûji Ôno (Yuji Ohno, 大野 雄二)

Présentation
(30/05/1941 - 04/05/2026)

Yûji Ôno s'en est allé...

En ce mois de juin, encore à peine remis du décès de l'acteur japonais Kenji Oba le 6 mai dernier, et auquel nous avons rendu un chaleureux hommage, nous avons appris pendant ce même mois de mai la mort d'un autre immense artiste de l'Archipel.

Celui-ci aura durablement marqué l'univers de l'animation japonaise et plus particulièrement de l'un de ses plus fameux héros, à savoir Lupin III, également connu en France sous le nom d'Edgar de la cambriole. En effet, le pianiste et compositeur de jazz Yûji Ôno s'est éteint à son domicile le 4 mai dernier, de mort naturelle, à l'âge de 84 ans, et c'est à lui que nous devons – sauf quelques exceptions de longs-métrages – les fabuleuses compositions musicales (près de 200 !) qui ont accompagné depuis 1977 les séries, les téléfilms et OAV (28 de 1989 à 2019), ainsi que les oeuvres cinématographiques mettant en scène Lupin le 3ème et ses tout aussi inoubliables compagnons d'aventures (Daisuke Jigen, Ishikawa Goemon et Fujiko Mine/Magali, sans oublier l'inspecteur Zenigata/Lacogne), et ce donc de la 2ème série en 1977 jusqu'à la 7ème série produite en 2021-22.

Né le 30 mai 1941, à Atami (préfecture de Shizuoka), fils de l'homme politique Ichirô Ôno du Parti Libéral (1910-1988), Yûji Ôno apprend le piano très tôt en primaire et monte une première formation au lycée. Puis il étudie le droit en sciences politiques à l'Université de Keio tout en jouant dans le prestigieux big bang de ladite université : il y côtoie notamment les pianistes Hiromasa “Colgen” Suzuki et Masahiko Satô. Sa passion et son grand professionnalisme pour la musique de jazz décide de son avenir (ce jazz qui s'est répandu et a été adopté très tôt dans l'Archipel, avant même l'occupation américaine d'après-guerre, notamment par le biais du cinéma comme avec le grand animateur Noburô Ôfuji dès les années 1920).

La discographie de Yûji Ôno débute en tant que pianiste en 1966 sur l’album Hideo Shiraki Meets Yuzo Kayama du batteur Hideo Shiraki, alors que la bossa nova à laquelle Ôno sera particulièrement sensible inonde l'Archipel (évidemment avec les fameux albums de Stan Getz accompagné par Charlie Byrd, João Gilberto et Antônio Carlos Jobim). Dans la foulée, il commence à composer pour la télévision pour des émissions ou des séries et des téléfilms en prise de vues directes (principalement pour Nippon Television et NHK durant une vingtaine d'années), ainsi que pour le cinéma (notamment en 1976 avec la musique du film Le Complot de la famille Inugami du grand Kon Ichikawa mettant ici en scène le fameux détective Kôsuke Kindaichi du romancier Seishi Yokomizo (à qui Tadashi Agi donnera un petit-fils), mais de tout cela hélas, une centaine de productions (c'est considérable), très peu de choses parviendront dans l'Hexagone. Parmi ces travaux encore, il écrira la BO de la série de tokusatsu Seiun Kamen Machineman (1984) et apportera de nouvelles compositions respectueuses envers la BO originale sur la version japonaise de la célèbre série états-unienne Chips (1977-83) de Rick Rosner.

Toutefois, en France, en dehors de Lupin, on pourra découvrir ses merveilleuses compositions sur quelques autres productions d'animation comme la série du Capitaine Flam (1978) où ses orchestrations voyageaient dans l'espace avec une fluidité naturelle comme si le cosmos et le jazz ne faisait qu'un. Dans ce voyage interplanétaire, Ôno joua avec ses divers styles qu'il maitrisait à merveille, naviguant entre groove, disco, funk et fusion, avec toujours cette extrême élégance qui caractérisait ses créations. Alors que Seiji Yokoyama tapissait le vide de l'espace de ses partitions pleines de lyrisme et de mélancolie sur la série du Captain Harlock, Yûji Ôno, lui, apportait une musicalité emplie d'une chaleureuse atmosphère de par ses cuivres, cordes et autres instruments à vents traversant le cosmos. Les aventures spatiales du capitaine Flam furent ainsi baignées d'une fantastique ambiance des plus originales, touchant parfois même au western et au policier en passant par la Blaxploitation, qui participa beaucoup au succès de la série déjà admirablement développée sur divers grands thèmes de la science-fiction.

Justement, en 1981, il compose un album personnel intitulé Cosmos qui s'inspire à la fois de ses travaux sur le capitaine Flam mais aussi sur Lupin. On peut retrouver ainsi dans la langueur du premier morceau de cet album « Sunset » comme un écho au « Love Theme » de Lupin composé quatre plus tôt, et que l’on retrouve encore dans l’épilogue de ce Cosmos. Parmi d'autres références, « Over the Galaxy » ouvrant la face B du 33 tours, rappelle l’Oxygène (1976) de Jean-Michel Jarre. La pochette de cet album aux sonorités et envolés spatiales mêlant disco et funk est une vue de Jupiter – avec ses anneaux découverts deux ans plus tôt par la sonde Voyager 1 – depuis le satellite Io auquel un titre de l’album est dédié tout comme à Saturne, Vénus ou la galaxie d’Andromède. Il est à noter également que la même année, l’introduction « Prologue » de cet album de même que son épilogue furent utilisés en prologue et épilogue pour la Daicon III, sur le clip d’ouverture réalisé par la jeune équipe de la Gainax pour cette convention de science-fiction annuelle Nihon SF Taikai nommée Daicon lorsqu’elle a lieu à Osaka. Hideaki Anno et ses amis y ajoutèrent également quelques notes de « Walking in a Prim » que Ôno composa pour Lupin suivies du thème « Approaching Day Of Battle » de Kôichi Sugiyama issu de la bande originale de la deuxième série de Cyborg 009 (1979), ainsi qu’à la suite le « Runaway » james bondien de Bill Conti. Le clip de la Daicon IV de 1983 toujours réalisé par la Gainax s’offrait lui le « Twilight » de l’album Time d’Electric Light Orchestra avec une ouverture sur la musique du « Noah’s Ark » de l’album Silver Cloud de Kitarô, lui aussi tout juste édité. Kitarô semble d'ailleurs avoir inspiré Yûji Ôno sur son album personnel Lifetide (1982) aux sonorités plus électroniques et planantes, tout en étant encore dans la fusion des genres. On peut également souligner que sur son album Space Kid (1978) que l'on peut considérer comme un album déjà aux couleurs de la city-pop des années 80 à venir, il fait comme une sorte de clin d'œil à « La Petite Fille de la Mer » de l'album L'Apocalypse des Animaux de Vangelis dans l'introduction du prologue « Chrystal Love ».

Yûji Ôno composera également pour Osamu Tezuka, principalement pour les téléfilms d'animations de science-fiction que produit le Dieu du Manga de 1978 à 1989 pour l'émission annuelle et caritative 24 Hour Television : Love Save the Earth proposée le dernier week-end du mois d'août (NTN, 1978 à nos jours). Plus précisément, le pianiste signera les musiques de quatre de ces huit téléfilms d'animations (les premiers sur la télévision japonaise) dont deux furent diffusés en France sur Antenne 2 dans Récré A2 à savoir : Le Prince du Soleil (Bandar Book, 1978, oeuvre humaniste foisonnant de références de Planète Interdite aux Morlocks de H. G. Wells façon George Pal, et avec un vaisseau de « Black Jack » s’inspirant du Nautilus de Jules Verne), et Nucléa 3000 (Fumoon, 1980, au thème environnemental sur lequel repose en partie le programme et avec une introduction musicale symphonique joliment illustrée et animée pleine de fantaisie poétique). Les deux autres téléfilms d'animation d'Osamu Tezuka dont il compose la BO sont Marine Express (1979, avec des musiques aux effluves totalement flamiennes dont quelques notes jouées au cithare, et avec au générique d'ouverture Tommy Snyder, batteur américain du groupe Godiego qui sera aussi de l’aventure d’un autre train et interprète fabuleux du « Lovin’ You, Lucky » de Lupin, et avec encore plus qu’a l’accoutumé une concentration de personnages de Tezuka issus de ses diverses oeuvres) et Prime Rose (1983, dont l'introduction musicale puise dans le style de la musique andine). Ces deux films étaient inédits en France jusqu'en 2026, mais ils sont désormais disponibles depuis quelques jours grace aux éditions Tanuko dans un somptueux coffret Blu-Ray qui contient les huit films (dont six inédits) produits par Tezuka pour le programme caritatif.
En 1985, le compositeur signe encore une partition pour une oeuvre de science-fiction avec l'OAV Nora réalisée par Kazuhito Kikuchi avec Masami Suda à l'animation, et adaptant le manga de Satomi Mikuriya qui participe à la conception de l'OAV. Bien que cette oeuvre (parmi les premières OAV produites) était de moindre importance par rapport à ses autres travaux (Nora est une jeune chasseuse de primes détenant des pouvoirs psychiques et qui, lors de cette aventure, est confrontée à un ordinateur voulant prendre le contrôle d'une station spatiale où elle a prévu de passer ses vacances), le pianiste proposa une partition pleine de légèreté mais néanmoins riche encore de diverses influences jazzy, électro et sud-américaines. Il ne participera pas à la seconde OAV de Nora qui sera produite la même année, celle-ci proposant une bande originale bien plus rock signée par Kunitoshi Tojima avec le groupe Vigilante.
Sa dernière participation à une oeuvre de science-fiction (ou presque) date de 2001 avec la série Muryoh de Tatsuo Satô avec le fameux studio Madhouse. Son style y est particulièrement reconnaissable sur le générique de fin offrant au piano une mélodieuse ballade aux accents sud-américains.

Entre temps, en 1982, Yûji Ôno signe la composition musicale du film d'animation Andromeda Stories adaptant le manga de fantasy de Ryu Mitsuse et Keiko Takemiya. La même année, on le retrouve sur la série de Cobra, et bien que souvent cité comme compositeur sur celle-ci, il n'a en fait composé que la musique des génériques d'ouverture et de fermeture (c'est Kentarô Haneda qui signe l'OST). Il composa ainsi, avec la collaboration de Kayoko Fuyumori aux paroles, la musique du générique d'ouverture intitulé sobrement « Cobra », et de même celui de fermeture « Secret Desire » dont une version instrumentale sera également enregistrée. Les deux chansons d'un grand raffinement sont portées par l'harmonieuse voix de la chanteuse et actrice Yôko Maeno (1948-1988) qui adorait la soul music (Nina Simone figurait parmi ses chanteuses préférées) et qui interpréta également dans la version japonaise la chanson du célèbre film Virus (1980) de Kinji Fukasaku dont la BO, hormis la chanson, était signée par Kentarô Haneda. Aussi les deux titres que Yôko Maeno interpréta pour la série de Cobra auraient pu convenir également à l'univers de Lupin. D'ailleurs Lupin et Cobra partagent la même identité de coolitude, et cette décontraction n'est pas sans rappeler celle de certains personnages interprétés par des acteurs états-uniens comme Paul Newman ou Steve McQueen (Lupin portera à l'occasion son Walther P-38 comme McQueen dans Bullit accroché en bandoulière sous le bras, et que reprendra aussi Jean-Paul Belmondo dans Peur sur la ville, Bébel qui rappelons-le inspira la physionomie de Cobra après sa transformation et dont le visage d'origine était inspiré lui par celui d'Alain Delon).

Et justement l'influence du cinéma hollywoodien et particulièrement de ses compositeurs touchera également l'artiste japonais. On remarque ainsi que les atmosphères de Lupin III renvoient parfois à des ambiances musicales proches de celles que produisirent des compositeurs comme Burt Bacharach (1928-2023), Michel Legrand (1932-2019, dont L’Affaire Thomas Crown avec McQueen), Lalo Schifrin (1932-2025, dont Bullitt avec McQueen) ou encore Henry Mancini (1924-1994). A propos de ce dernier, son « Stardust » influença pleinement dans sa langueur le « Love Squall » lupinien d'Ôno magnifiquement interprété par Sandra “Sandii” Hohn (1952-), chanteuse américano-japonaise qui fera de même sur Lupin avec le titre « I Miss You Babe » où le charme de sa voix enchante encore. Ôno reprendra d'ailleurs au sein et tout au long de sa riche discographie des compositions de Burt Bacharach et Henry Mancini.

Ôno n’est pas insensible également aux partitions de John Barry dont il reprend en 1976 le thème du King Kong réalisé par John Guillermin (Yuji Ohno And King Kong Hunters : Soul King Kong), et où l’on ressent déjà les accents qu’il utilisera pour Lupin dont le thème principal est tout aussi excitant que celui de James Bond du même John Barry, et qui est en quelque sorte une continuité de ceux des Peter Gunn (1958, musique d'Henry Mancini) et Johnny Staccato (1959, musique d’Elmer Bernstein) parmi les premières séries états-uniennes du genre à jouer de la sorte avec le jazz après l’âge d’or du film noir...

Notons aussi que Yûji Ôno est un musicien qui a énormément composé comme Ennio Morricone ou John Williams et c'est pourquoi, comme ces derniers, il s'inspirera à l'occasion de ses propres créations à tel point tout comme Morricone et Williams qu'il se copiera parfois et que l'on retrouvera ainsi d'une oeuvre à une autre de grandes similitudes. Pour exemple, en 1978-79, il compose les bandes originales de deux films, l'un en prise de vues directes avec Goro superfic (Golden Dog, où les aventures d'un chien traversant le Japon pour retrouver son maître), l'autre d'animation mettant en scène Lupin avec Le Château de Cagliostro d'Hayao Miyazaki (sans compter Le Prince du Soleil de Tezuka dans le même temps). Ainsi, on retrouve quelque peu de la partition écrite pour vibraphone pour Goro superflic dans la BO du Château de Cagliostro et de même la courte introduction musicale de Goro superflic est empruntée à Lupin.

Parmi d'autres influences, et non des moindres, Yûji Ôno se passionnera pour la musique brésilienne. Ainsi en 1974, il produit un LP avec Sonia Rosa (1949-), une chanteuse brésilienne vivant au Japon, album intitulé Spiced With Brazil. Dans celui-ci on trouve notamment une reprise du standard signé Jobim/Moraes « A Garota de Ipanema » (« The Girl From Ipanema » issu de l’album Getz/Gilberto de 1964 mais toutefois interprété pour la première fois en 1962 par Pery Ribeiro sur un rythme légèrement moins langoureux), et on y croise de même au fil des compositions et arrangements quelques empreintes musicales que l’on retrouvera occasionnellement sur ses travaux suivants, comme Sonia Rosa sur Lupin...

Une grande partie de ses compositions sont de fait depuis imbibées par cette atmosphère sud-américaine (déjà présente sur la première série de Lupin en 1971 avec les compositions de Takeo Yamashita) et son ouvrage sur l'univers de Lupin III à partir de 1977 (avec la deuxième série télévisée) en est un témoignage flagrant, à tel point que l’une des compositions – le thème principal en l’occurrence – s’inspire – on peut en émettre la supposition – de la chanson d’Orlandivo (Orlann Divo, 1937-2017) et Helton Menezes « Tamanco no Samba » (interprétée à l’origine en 1962 par Célia Reis), chanson reprise notamment par le vibraphoniste Cal Tjader (1925-1982, autre illustre musicien) sur son album Amazonas (1975) produit par Airto Moreira, Orlandivo reprenant lui-même celle-ci en 1977 sur son album tout simplement intitulé Orlandivo avec João Donato, année où fut justement composée la nouvelle bande originale de Lupin III... Sur cet album d’Orlandivo figurait également sur la dernière plage une reprise de la célèbre chanson « A Felicidade » d’Antônio Carlos Jobim et Vinícius de Moraes (1913-1980), composition qui a pu de même inspiré de ses effluves les partitions lupiniennes. Cette chanson fut écrite en 1959 pour le film Orfeu Negro réalisé par le metteur en scène français Marcel Camus qui, adaptant la pièce de théâtre Orfeu da Conceição de Vinícius de Moraes qui comportait également plusieurs compositions musicales, remporta avec cette oeuvre la Palme d’or au Festival de Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger (« A Felicidade » fut reprise à foison comme en 1982 par Ryô Kawasaki).

On peut encore ajouter que Yûji Ôno a repris « Nica’s Dream » (1956) d’Horace Silver (1928-2014) sur son album Sound Adventure Act. 1 en 1975 avec des arrangements qui annoncent fortement déjà l’arrivée de Lupin (son style devient alors de plus en plus funk, mêlant fusion et sonorité latine). Il reprendra de même l'« Amazonas » de João Donato en 2012 sur son album Boss Piano (repris également par Cal Tjader et peut-être inspiré par le « Nica’s Dream » d'Horace Silver qui a également plus qu'inspiré Yôko Kanno pour Cowboy Bebop).
On peut aussi percevoir le thème principal de Lupin comme une variation à la structure différente mais toutefois concordante si on peut la définir ainsi de quelques portées de la célèbre composition « Tombo In 7/4 » qu’Airto Moreira composa en 1973 avec Hugo Fattoruso pour son album Fingers et dont on retrouve parmi la multitude de reprises très diverses en leur style une première réinterprétation l’année suivante en introduction de l’album Tambu de Cal Tjader avec Charlie Byrd.

Le génie de Yûji Ôno a ainsi su faire de subtils emprunts pour développer avec maestria tout le long de quelques cinq décennies l’une des plus magnifiques bandes originales de l’animation japonaise, et ce au sein d'une extraordinaire discographie. Ces dernières années encore, en plus de continuer à composer, il jouait également très souvent sur scène avec ses diverses formations. Nul doute qu'il le fait toujours s'il y a un ailleurs... dans tous les cas ses compositions continueront longtemps à baigné nos esprits ivres de liberté qu'elles inspiraient.

Malgré une certaine notoriété en France et le succès de ses compositions dans le domaine de l'animation, Yûji Ôno n'aura été que peu, voire aucunement commenté dans la presse spécialisée sur l'animation japonaise (de même que sur Internet), la musique étant toujours un sujet en retrait par rapport à l'animation même. Cet hommage est ainsi l'occasion de mettre un peu plus en lumière la carrière de cet artiste et son oeuvre dont de multiples travaux restent encore à découvrir... et pour compléter cette lecture, je vous invite à lire un texte que j'ai rédigé en 2016 sur ce grand compositeur et sur lequel je me suis reposé en partie pour faire cet hommage, texte par ailleurs plus axé sur Lupin : Lupin III

Le 10 juin 2026

Auteur : Captain Jack

Rôles
Musiques :
- Capitaine Flam
- Capitaine Flam : Le Film
- Edgar, le Détective Cambrioleur
- Le Château de Cagliostro
- Le Prince du Soleil
- Lupin III : Film 1 - Le Secret de Mamo
- Lupin III : Film 3 - L’Or de Babylone
- Lupin III : Film 5 - Adieu Nostradamus !
- Lupin III : Film 6 - Mort ou Vif
- Lupin III : Film 7 - Lupin III contre Détective Conan
- Lupin III : Part 6
- Lupin III : Part III
- Lupin III : The First
- Lupin III : TVFilm 01 - Goodbye Lady Liberty !
- Lupin III : TVFilm 02 - Hemingway Paper no Nazo
- Lupin III : TVFilm 03 - Le Dictionnaire de Napoléon
- Lupin III : TVFilm 04 - Russia yori Ai wo Komete
- Lupin III : TVFilm 05 - Destination Danger
- Lupin III : TVFilm 06 - Le Dragon Maudit
- Lupin III : TVFilm 07 - Le Trésor d'Harimao
- Lupin III : TVFilm 08 - Le Secret du Twilight Gemini
- Lupin III : TVFilm 11 - Ai no da capo - Fujiko's Unlucky Days
- Lupin III : TVFilm 12 - $1 Money Wars
- Lupin III : TVFilm 13 – Alcatraz Connection
- Lupin III : TVFilm 14 - Episode 0, First Contact
- Lupin III : TVFilm 15 - Opération Diamant
- Lupin III : TVFilm 16 - Stolen Lupin
- Lupin III : TVFilm 18 - Seven Days Rhapsody
- Lupin III : TVFilm 19 - Kiri no Elusive
- Lupin III : TVFilm 20 - Sweet Lost Night
- Lupin III : TVFilm 21 - Lupin III vs Détective Conan
- Lupin III : TVFilm 22 - The Last Job
- Lupin III : TVFilm 23 – Blood Seal – Eternal Mermaid
- Lupin III : TVFilm 24 - Tôhô Kenbunroku - Another Page
- Lupin III : TVFilm 25 - Princess of the Breeze - Kakusareta Kûchû Toshi
- Lupin III : TVFilm 27 - Goodbye Partner
- Lupin III : TVFilm 28 - Prison of the Past
- Muryoh
- Nucléa 3000
Capitaine Flam Le Prince du Soleil Edgar, le Détective Cambrioleur Nucléa 3000 Capitaine Flam : Le Film Lupin III : Film 1 - Le Secret de Mamo Lupin III : Film 5 - Adieu Nostradamus ! Lupin III : TVFilm 06 - Le Dragon Maudit Le Château de Cagliostro Lupin III : Film 3 - L’Or de Babylone Lupin III : TVFilm 01 - Goodbye Lady Liberty ! Lupin III : Film 6 - Mort ou Vif Lupin III : TVFilm 05 - Destination Danger


Fiche publiée le 10 septembre 2003 - Dernière modification le 11 juin 2026 - Lue 10735 fois